.
.
Par: Brigitte Bourdillat, Rédactrice Médicale
La sclérose en plaque existe sous trois formes : la récurrente, la progressive primaire et la progressive secondaire. Cette maladie est généralement détectée entre 20 et 40 ans, et touche davantage de femmes que d’hommes.
Différents traitements de la sclérose en plaque existent. Il y a le traitement de la poussée et le traitement de fond. La poussée se soigne soit par corticostéroïdes ou par kinésithérapie. Le traitement de fond passe par la prise d’interférons, l’acétate de glatiramère, ou encore la prise d’immunosuppresseurs.
D’autres traitements sont en cours de développement, afin de réduire les poussées de sclérose en plaque.
Dans cet article:
L'évolution de la sclérose en plaque
Sclérose en plaque: essai de traitement avec la Cladribine
Tester le Fingolimod comme traitement de la sclérose en plaque
Fingolimod et interféron: quels effets sur la sclérose en plaque
Traitement de la sclérose en plaque: les recherches se poursuivent
L'évolution de la sclérose en plaque
La sclérose en plaques (SEP) fait l’objet, depuis environ 15 ans, de nombreuses recherches pour améliorer sa prise en charge thérapeutique. La SEP touche un adulte sur 1.000 et a une évolution qui varie d’un individu à un autre. La SEP se caractérise par la destruction des gaines de myéline qui entourent les fibres nerveuses du cerveau et par une évolution, en général, au départ par poussées. C'est une maladie dite « auto-immune » : c’est une réaction inflammatoire d'origine immunitaire qui est responsable de la destruction de la myéline.
La journaliste Martine Perez du Figaro relève la publication sur le site du New England Journal of Medicine des résultats de trois études cliniques sur « deux médicaments prometteurs..., la Cladribine et le Fingolimod », en cours de développement, administrés par voie orale et qui permettraient de réduire la fréquence des poussées de sclérose en plaque (SEP) et le niveau de handicap chez des patients traités pendant 2 ans. Elle souligne que « le problème réside dans les effets secondaires, loin d'être négligeables mais pas forcément ingérables». Ces médicaments empêcheraient le développement de la maladie « en bloquant de manière sélective certains lymphocytes impliqués dans les réactions inflammatoires et immunitaires. »
Sclérose en plaque: essai de traitement avec la Cladribine
La première étude a inclus 1.326 patients avec un diagnostic de SEP et avait pour objectif de comparer l’efficacité à 2 ans d’un traitement par la Cladribine à un placebo. Les résultats montrent que les patients traités par la Cladribine ont moins de poussées annuelles de SEP que les patients sous placebo (0,14 versus 0,33). De plus, les patients n’ayant pas eu de poussées durant les 2 années de l’étude ont été plus nombreux dans le groupe traité par la Cladribine que dans le groupe placebo (79% versus 60%). L’imagerie cérébrale confirmait ces données en montrant moins de lésions chez les patients recevant le médicament. Quant à la progression du handicap, qui est « difficile à apprécier clairement sur deux ans », précise la journaliste, elle semblait plus faible dans le groupe traité que dans le groupe placebo. Toutefois, les taux d’infections et de cancers ont été plus importants dans le groupe traité que dans le groupe placebo.
Tester le Fingolimod comme traitement de la sclérose en plaque
Le deuxième essai clinique a étudié les effets du Fingolimod chez 1033 patients. La journaliste souligne que « les résultats sont quasiment similaires à ceux obtenus avec la Cladribine, avec nettement moins de poussées et une progression plus limitée du handicap. Le seul problème reste les effets secondaires notamment infectieux, mais aucun cas de cancer supplémentaire n'a été observé ».
Fingolimod et interféron: quels effets sur la sclérose en plaque
Quant à la troisième étude qui comparait le Fingolimod par voie orale à l'interféron par voie intraveineuse (traitement de référence de la SEP), elle a mis en évidence une meilleure efficacité du nouveau médicament sur la fréquence des poussées après un an de traitement avec des effets secondaires plus importants en comparaison avec l'interféron.
Traitement de la sclérose en plaque: les recherches se poursuivent
La journaliste conclut son article en rapportant les propos du Pr Catherine Lubetzky, neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) : «On voit depuis quinze ans apparaître des nouvelles molécules qui se succèdent et qui chaque fois franchissent une petite marche en terme d'efficacité. Maintenant, il faut évaluer avec précision le rapport bénéfice/risque de ces nouveaux médicaments avant qu'ils ne soient utilisés en pratique courante. Enfin, il faut mettre aussi un petit bémol car, pour l'instant, ces molécules sont efficaces uniquement dans les formes avec poussées, mais pas pour celles dites progressives.»
Sclérose en plaques : deux médicaments prometteurs (Le Figaro édition du figaro du 20 janvier)
En aucun cas, les informations données se substituent à une consultation, une visite ou un diagnostic formulé par votre médecin.
PUBLICITE
Poster un nouveau commentaire